Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Paroisse Saint Eloi du Noyonnais
Menu

15ème Dimanche Ordinaire

En méditant cet Évangile, nous sommes invités à faire un pas de plus ; Nous découvrons que l’envoi des Douze n’est pas seulement l’envoi des apôtres. Ce chiffre douze évoque les douze tribus d’Israël. C’est donc le peuple de Dieu tout entier. À travers les Douze, c’est toute l’Église que Jésus envoie en mission. L’Église, c’est nous. Nous sommes tous appelés et envoyés. Dieu ne veut pas faire la rédemption du monde tout seul. Il a désiré avoir besoin des hommes.
La tentation est grande de dire : « Je ne sais pas parler… Je ne suis pas capable… Je ne suis pas assez cultivé… » Mais quand nous lisons les Évangiles, nous voyons bien que les apôtres ne sortaient pas d’une grande école. Jésus a changé la face du monde avec des « pauvres types », pas avec des énarques. Toute la Bible et toute l’histoire de l’Église nous rappelle que c’est dans les habitudes de Dieu de faire appel à ce qui est petit et méprisé pour réaliser des grandes choses.
L’évangélisation est donc un devoir pour tout chrétien baptisé et confirmé. Prêcher qu’il faut se convertir, ce n’est pas seulement faire des sermons ; c’est profiter de toutes les occasions pour annoncer l’Évangile. Cette annonce se fait d’abord par le témoignage d’une vie évangélique. Si notre vie n’est pas en accord avec ce que nous annonçons, c’est un mensonge. Bien sûr, la parole est nécessaire. Mais elle ne sera pas la vocation de tous. Par contre, tous les chrétiens sont appelés à donner le témoignage d’une vie évangélique. S’ils appellent à la conversion, ils doivent commencer par eux-mêmes. Tout cela se trouve résumé dans cette parole de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

(Mc 6,7-13)

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ; 
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. 
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, 
mais seulement un bâton ; 
pas de pain, pas de sac, 
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
    « Mettez des sandales, 
ne prenez pas de tunique de rechange. » 
    Il leur disait encore : 
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, 
restez-y jusqu’à votre départ. 
    Si, dans une localité, 
on refuse de vous accueillir et de vous écouter, 
partez et secouez la poussière de vos pieds : 
ce sera pour eux un témoignage. » 
    Ils partirent, 
et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 
    Ils expulsaient beaucoup de démons, 
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, 
et les guérissaient.