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Paroisse Saint Eloi du Noyonnais
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Les églises de la Communauté Sainte Jeanne d'Arc

Chiry-Ourscamp - Larbroye - Passel - Pont l'Evêque - Sempigny - Suzoy - Ville.

CHIRY-OURSCAMP - Notre Dame de l’Assomption et Sainte Anne

classée Monument historique en 1921

 

En contrebas du château construit par Alphonse Mennechet de Barival à la fin du 19ème siècle, l’église Notre Dame - également consacrée à Sainte Anne dont elle conserve des reliques provenant de l’abbaye voisine, depuis le 22 août 1867- attire d’abord l’attention par son imposant clocher. Si l’édifice qui avait déjà été lourdement restauré au 19ème siècle a souffert en 1918, il n’en reste pas moins intéressant à plus d’un titre.

Il se compose d’une nef avec bas-côtés, du 16ème siècle, d’un chœur formé d’une travée droite qui porte le clocher et d’une abside circulaire du début du 13ème siècle.

L’abside a été remaniée : en hémicycle à l’extérieur, elle est en pans coupés à l’intérieur, sauf en partie basse. Ces irrégularités existaient déjà avant les réparations consécutives à la guerre. Elle est couverte d’une voûte d’ogives à six compartiments.

La travée droite est également couverte par une voûte d’ogives –le profil est ici un tore en amande alors qu’il est constitué d’une arête entre deux tores à l’abside- et les retombées s’effectuent sur quatre colonnettes par l’intermédiaire de chapiteaux à crochets dont un a été refait. Tous les chapiteaux associés aux deux arcs doubleaux encadrant cette voûte encadrant cette voûte sont des copies modernes.

Légèrement plus tardif, le clocher est remarquable par les triples baies qui ajourent chaque côté de l’étage du beffroi. Celles-ci sont richement moulurées et chacune est pourvue de quatre colonnettes. Les triples baies ne sont pas fréquentes, mais se retrouvent cependant dans la région, à la tour sud de la cathédrale de Noyon, à Clairoix ou encore à Choisy au Bac.

Hormis la voûte d’ogives en lambris recouverte de plâtre et le mur du bas-côté sud, qui sont modernes, la nef est homogène et représentative du gothique tardif. Ses quatre arcades à mouluration prismatique  sont reçues sur des piles circulaires pourvues de hautes bases octogonales. Il n’y a pas de chapiteaux mais un simple tailloir comme cela est fréquent à l’époque. Au-dessus, les fenêtres comportent un réseau flamboyant qui se retrouve également à la fenêtre de façade. Entre les arcades, de petits culs-de-lampe montrent qu’une voûte en pierre existait ou avait été prévue à ‘origine.

Bien que dégradé, le portail ouest est un bon exemple de style gothique flamboyant ; l’espace compris entre la porte en anse de panier et la base de la fenêtre est décoré d’une suite d’arcatures trilobées ; de chaque côté et au centre, trois niches accueillaient des statues ?

La cuve baptismale du 13ème siècle, classée en 1913 ornée à chaque angle d’une tête humaine, et un Saint-Roch proviennent de l’abbaye d’Ourscamp. Les stalles néo-gothiques méritent, par ailleurs, d’être signalées.

 

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LARBROYE - Saint Pierre es liens

 

L’ancienne église, construite entre 1858 et 1861 sur les plans de l’architecte Marouy de Compiègne et dont ne subsista que l’abside, fut rebâtie en 1924 par l’architecte Julien Maurice Warin. C'est l'un des édifices les plus originaux de la reconstruction dans le Noyonnais. Le plan en est cependant classique : une nef unique, un transept saillant et un chœur polygonal. D’inspiration néo-romane, son architecture vaut surtout pour son massif occidental superposant un porche et une tribune occupant toute la largeur de la nef. La communication avec celle-ci s’effectue au rez-de-chaussée, par trois arcades en plein cintre et, au niveau de la tribune par trois baies rectangulaires.

Par son parti, l’ensemble rappelle les massifs occidentaux de l’architecture carolingienne. Mais c’est surtout sur le jeu décoratif des matériaux que se portera l’attention. De nombreuses assises de briques rouges découpent horizontalement, à intervalles irréguliers, les murs bâtis en briques vernies blanc. Au niveau de la retombée des toitures, ces assises prennent la forme d’un bandeau à décor losangé, très caractéristique de l’époque, qui fait le tour de l’édifice et souligne les pignons du transept et de la façade. Au-dessus du portail, cette dernière comporte une grande baie, aveugle en sa moitié supérieure qui accueille une horloge. Au-dessus, le petit clocher se termine de même par un bandeau décoratif.

 Le même principe se retrouve à l’intérieur, bien éclairé par les doubles triplets superposés des croisillons. La très belle charpente est particulièrement originale avec son contraste de couleurs entre l’ossature marron et les bardeaux verts ; elle est constituée d’un double entrait retroussé et d’un poinçon, l’ensemble étant stabilisé par un dispositif associant des liens à des consoles ou bien des chapiteaux, placés au-dessous du sommet des murs. L’intérêt de l’édifice est accru par la présence de nombreux vitraux des années 1950 et 1960 signés dans le croisillon nord des maîtres peintres-verriers d’Île de France Paris, C.L Blanchet et J.P Lesage.

 

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PASSEL - Saint Martin

 

 

Saint Martin a été presque entièrement reconstruite après la Guerre 14-18. De l’ancien édifice qui associait un modeste chœur du 16ème siècle à une nef refaite à la fin du 17ème siècle, subsiste seule la partie basse de la façade avec son portail classique et une inscription aujourd’hui disparue qui datait de 1796.

Construite en briques claires, la nouvelle église se compose simplement d’une nef et d’un chœur pentagonal, entre lesquels s’intercale un faux transept.

Couverte d’un berceau que pénètrent les lunettes et des voûtes des croisillons, de style vaguement néo-roman, elle a gardé pour seule originalité l’appareillage en escalier des pignons de la façade et des croisillons de l’édifice précédent.

La fenêtre axiale du chœur comporte un vitrail réalisé en 1937 par R Houille, artiste verrier à Beauvais illustrant la charité de Saint Martin et demandant la protection de ses prières.

 

 

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PONT L’ÉVÊQUE - Notre Dame de l’Assomption

 

 

Comme son nom l’indique Pont l’Évêque, a pour origine un Pont sur l’Oise, bâti au Moyen Ấge par les évêques de Noyon afin de gagner leur résidence de campagne de Carlepont. Remplaçant l’ancienne église, détruite en mars 1918 lors des combats du Mont Renaud, l'église dédiée à Notre Dame a été reconstruite sur les fondations de l’ancien édifice dont elle reprend les mêmes dimensions et un plan très proche. Assez vaste, elle comprend un motif de façade avec tribune, une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat.

La nef est la partie la plus originale. Sa voûte en berceau brisé, de chaque côté,  est pénétrée par les lunettes de quatre fenêtres en forme d'oculus. Les arcades, également brisées, retombent sur des piles circulaires. Selon une manière typiquement Art déco, les chapiteaux sont traités comme une frise sculptée qui n’est en fait que la partie supérieure de la pile.

Un court passage subsiste d’un côté entre le revers du clocher et la première pile, de l’autre entre la croisée du transept et la dernière pile, disposition héritée de l’église précédente.

Confirmant l’originalité de cette partie de l’édifice, les bas-côtés sont couverts de petits bateaux transversaux. Le transept et le chœur, également voûtés en berceau, sont beaucoup plus classiques.

L’extérieur est surtout marqué par les triples bâtières des bas-côtés, une disposition cohérente avec les berceaux de ces derniers et qui permet aux fenêtres circulaires de la nef de trouver leur place.

Outre quelques statues anciennes protégées lors de la Grande Guerre et un Christ du 16ème siècle provenant sans doute de l’ancienne poutre de gloire, l’intérêt se portera sur la décoration en mosaïques, typiquement Art déco des autels latéraux et sur les vitraux aux couleurs éclatantes des triplets du chevet.

Dans la chapelle dite des fonts placée au porche selon la tradition de l’église, une plaque funéraire rectangulaire de pierre et de marbre représentant une femme les mains jointes dans une niche d’architecture gothique au pinacle avec fleurons portant deux anges thuriféraires et six en prière.

 

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SEMPIGNY - Notre Dame de la Nativité

 

 

Totalement détruite durant la Guerre 14-18, l’ancienne église du XVI° siècle , dédiée alors à Saint Éloi a été rebâtie dans les années 1920 en style néo-roman. L’édifice attire l’attention par son spectaculaire clocher porche, mélange des styles roman et Art déco, le petit lanternon qui le coiffe étant, pour sa part, une référence directe à l’art roman saintongeais.

Le plan de l’édifice est composé d’une nef unique de trois travées, d’un transept saillant et d’une abside en hémicycle inscrite dans un chevet à cinq pans. Les voûtes d’arêtes qui couvrent les différentes parties sauf l’abside qui est coiffée d’un cul-de-four-, sont séparées par des arcs doubleaux en plein cintre qui renforcent l’aspect « roman » de l’intérieur. Ces arcs sont reçus sur des demi colonnes par l’intermédiaire de chapiteaux à la sculpture vigoureuse, dérivés des modèles romans à feuilles d’acanthe et où se mêlent parfois des visages à l’expression surprenante ;

L’église possède un mobilier intéressant : rares statues en marbre blanc de la Vierge à l’Enfant et de Sainte Philomène; exécutées en 1840 par le sculpture d’origine autrichienne Dominique Molchnet, elles échappèrent « miraculeusement » lors de la destruction de édifice et de leur piédestal veillaient sur les décombres. Autel et cuve baptismale, de style Art déco, avec insertion de mosaïques et aux deux triplets du transept, de style Art déco également , vitraux représentant l’Assomption de la Vierge et Sainte Philomène en patronne des bateliers.