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Paroisse Saint Eloi du Noyonnais
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Les églises de la Communauté Saint Joseph

Beaurains-les-Noyon - Bussy - Crisolles - Genvry - Porquéricourt - Sermaize - Vauchelles

BEAURAINS-LES-NOYON - Saint-Germain

 

Saint-Germain a été, de 1686 à la Révolution, le siège d’un petit prieuré cure desservi  par un chanoine de l’abbaye augustinienne de Prémontré, dans l’Aisne, dont la porte cochère montre toujours un médaillon aux armes de cette dernière. L’église est, pour sa part, un modeste édifice à nef unique et chœur à pans coupés des 17ème (nef), 18ème (sacristie) et 19ème siècles (chœur), ce dernier  très refait  après les destructions d’août 1918. La cuve baptismale porte la date de 1678 et le nom du donateur,  Nicolas Cocquel,  prieur de Saint-Crépin d’Offémont.

 

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BUSSY - Saint-Laurent

 

Saint-Laurent est un édifice assez  vaste,  construit en briques et pierre sur soubassement de grès, dont la première pierre a été posée en 1849 comme l’atteste une inscription. Son plan comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés,  terminée par un chœur à chevet plat. Une sacristie et une annexe flanquent le chœur dans le prolongement des bas-côtés et un avant-corps avec  tribune, à l’ouest  de la nef,  porte le clocher. L’intérieur est remarquable par son volume très ouvert, les grandes arcades occupant près des deux tiers de la hauteur totale. En cintre surbaissé, elles retombent sur des piles circulaires légèrement galbées par l’intermédiaire de chapiteaux doriques et sont comparables aux arcades des nefs de  Berlancourt et de  Golancourt, qui sont du 18ème siècle. Au-dessus d’une surface nue, un bandeau sert d’appui aux courtes fenêtres en plein cintre.

L’extérieur est surtout remarquable pour la composition rigoureuse de la façade  à  pignon triangulaire.  Deux bandeaux fortement saillants et de même profil séparent les différents niveaux. Verticalement,  des pilastres superposés  marquent les angles et encadrent,  en partie centrale,  la porte et la fenêtre qui s’ouvrent au-dessus.  Les pilastres du registre inférieur sont lisses et  couronnés d’un chapiteau dorique ;  ceux du registre supérieur sont cannelés et associés à des  chapiteaux ioniques.  Edifice homogène,  bien équilibré et construit avec  soin,  Saint-Laurent, est un  excellent exemple d’un style néo-classique  qui,  appliqué à l’architecture religieuse,  trouve sa  source dans l’architecture paléochrétienne.

 

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CRISOLLES - Saint Eloi

 

L’église Saint-Eloi a été totalement reconstruite après la Guerre 14-18 sur le modèle de l’édifice précédent, qui avait été lui-même refait au 19ème siècle. Son orientation a cependant été inversée et c’est désormais la façade qui se trouve à l’est. Assez vaste, c’est une construction en briques sans grande originalité, de style néo-gothique. Un clocher formant porche, avec tribune, précède la nef de deux travées. Lui fait suite un transept saillant puis un chœur d’une travée droite qui se conclut par une abside plus étroite, à cinq pans. L’ensemble reçoit des voûtes d’ogives en bois recouvertes de plâtre. Toutes les fenêtres sont de simples lancettes, regroupées en triplet au transept. Le maître-autel en pierre et plâtre est un bon exemple de style néo-gothique et la nef comporte des vitraux art déco dus au maître verrier Tambouret, à Amiens.

 

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GENVRY - Saint Clément

 

L’église Saint-Clément a été édifiée en 1924-25 en remplacement de la précédente, totalement détruite durant la Guerre 14-18. De style néo-roman, elle comporte une nef de trois travées avec bas-côtés et un chœur à chevet plat encadré par deux annexes dont l’une est occupée par la sacristie. Toutes les arcades sont en plein cintre et la nef, comme le chœur, dépourvus de fenêtres hautes, sont couverts d’une voûte en berceau en lambris recouvert de plâtre. Comme souvent, une tribune prend place à la première travée. L’extérieur n’offre guère à considérer que la façade, percée d’un portail en plein cintre encadré de triples contreforts et surmontée d’un haut clocher en charpente et ardoises aux nombreux abats son. L’élément le plus intéressant est le triplet de l’abside – évocation de celui qui s’ouvrait au chevet de l’église précédente -, pourvu de trois vitraux évocateurs et colorés dûs au maitre verrier Georges Merklen (1924) et représentant la Résurrection du Christ.

 

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PORQUERICOURT - L'Assomption Notre-Dame

 

Notre Dame est emblématique des nombreux édifices reconstruits durant le Second Empire sous l’action énergique de l’évêque d’alors, Mgr. Gignoux. Le style néo-gothique, l’usage combiné de la brique et de la  pierre, le haut clocher porche en  façade (reconstruit après la Guerre 14-18) : rien n’y manque. Une nef de trois travées avec  bas-côtés, un transept saillant et un chœur composé d’une travée droite et d’une abside à cinq pans composent un plan des plus classiques. Nef et bas-côtés sont voûtés d’arêtes tandis que  le reste de l’édifice reçoit des voûtes d’ogives. Les chapiteaux à crochets évoquent le milieu du 13ème siècle.

 

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SERMAIZE - Saint Côme et Saint Damien

 

Saint-Côme et Saint-Damien est un petit édifice au plan très simple consistant en une nef unique et un chœur pentagonal. Tout l’édifice est assis sur un haut soubassement en grés. Le chœur est la partie la plus ancienne et doit remonter à la fin du 12ème ou au début du 13ème siècle comme le montrent les trois fenêtres conservées. En forme de simple lancette, leur archivolte est soulignée par une moulure qui se termine aux deux extrémités par un petit crochet ou un élément végétal. La nef a été reconstruite au 17ème ou 18ème siècle et la distribution de ses contreforts tient compte du petit clocher en charpente et ardoises qui s’élève à mi-longueur. La façade comporte un petit portail ajouté en 1777. Encadré par deux pilastres recevant un fronton cintré, son archivolte comporte une clef décorée de motifs floraux. Une sacristie  la construction soignée, sans doute du début du 19ème siècle, s’élève au sud. L’intérieur n’a pas de caractère architectural, mais vaut pour les belles boiseries du chœur, avec pilastres cannelés et chapiteaux corinthiens. Au-dessus du maître-autel du 18ème siècle, le retable comporte une grande peinture des Saints Côme et Damien, datée de 1840 et signée Coulon. Fait rare, la grille de chœur du 18ème siècle, en bois sculpté, est encore en place. Un Christ en croix du 15ème siècle et une Vierge à l’Enfant du 17ème siècle complètent le mobilier.

 

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VAUCHELLES - Saint-Nicolas

 

Dominée par un haut clocher porche, Saint-Nicolas à un plan composé d’une nef de trois travées avec bas-côtés,  d’un faux transept peu marqué et d’un chœur pentagonal.  Le clocher semble être l’élément le plus ancien et pourrait remonter au 15ème ou au 16ème siècle.  Formé d’un haut soubassement nu et voûté d’ogives en partie basse, il comporte un seul étage de beffroi  ajouré sur chaque face d’une baie recoupée en plein cintre, à l’allure assez austère. Très homogène et la partie la plus intéressante de l’église, le côté nord associe un bas-côté de trois travées et une chapelle – dédiée à Saint Fiacre – formant comme un bras de transept.  La chapelle est couverte d’une voûte d’ogives avec liernes et tiercerons (nervures secondaires) et ses cinq clefs sont sculptées de motifs végétaux. Le bas-côté est également couvert de voûtes d’ogives complétées de tiercerons qui composent un tracé en forme d’étoile. Toutes les clefs sont également décorées.  A  l’extérieur,  un petit portail à fronton triangulaire et décor de rinceaux a été ouvert au niveau de la seconde travée. Toutes les fenêtres sont en plein cintre avec réseau secondaire également en plein cintre. Il ne fait aucun doute que cet ensemble soigné, bien représentatif de l’architecture de la seconde moitié du 16ème siècle,  a pour origine une fondation seigneuriale. Totalement refait – sauf les arcades méridionales de la nef – en style néo-gothique au 19ème siècle, le reste de l’église n’a guère d’intérêt. Saint-Nicolas conserve une rare « cage » à reliques en fer forgé, du 16ème siècle.