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Paroisse Saint Eloi du Noyonnais
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Le Notre Père ...

Cette prière vient de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 9-13) et il en existe une autre version, plus brève, dans l’Évangile de Luc (11, 2-4). C’est à partir de ces deux textes qu’a été composée la prière du « Notre Père » que nous connaissons aujourd’hui.
Deux mille ans plus tard, en français ou en latin, en chinois ou en l’une des innombrables langues humaines, des enfants, des hommes et des femmes, redisent ces mots prononcés par Jésus lui-même, dans sa langue.
Après l’adresse à « Notre Père qui es aux Cieux », Jésus met sur nos lèvres sept demandes. Quatre expriment nos besoins fondamentaux : la révélation et la sanctification du nom de Jésus en tous et par tous ; l’accomplissement de son Royaume de paix, de justice et d’amour ; le désir de Dieu qui est le vrai chemin du bonheur ; la nourriture qui nous fera marcher vers son Royaume. Toute notre vie entre dans ces demandes.
Trois autres marquent notre combat contre le Mal : le pardon reçu qu’ouvre le pardon donné, l’aide pour refuser la tentation et enfin la délivrance de l’auteur du péché, le Mauvais. Et nous sommes tous confrontés à ce combat.



« Ne nous soumets pas à la tentation » devient « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi dans la lettre de Saint Jacques, il est dit clairement : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : "Ma tentation vient de Dieu", Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui- même ne tente personne » (Jc 1, 13). D’où la demande réitérée d’une traduction qui, tout en respectant le sens du texte original, n’induise pas une fausse compréhension chez les fidèles.


À partir du 1er dimanche de l’Avent (3 décembre 2017), en France, la nouvelle traduction du Notre Père remplacera de manière officielle l’ancienne formulation dans toute forme de liturgie publique.
La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à Rome le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie.
Les évêques de France ont décidé lors de l’assemblée plénière de mars 2017, d'une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père le 3 décembre 2017. Ce jour qui est le premier dimanche de l’Avent marque en effet le début de la nouvelle année liturgique. Les évêques à Lourdes l’ont présentée comme devenant traduction en usage « dans toute forme de liturgie publique ».